Le

aouët
L’église Notre-Dame-de-l’Assomption :
La première partie de L’église Notre-Dame-de-l’Assomption (localisation) datant du 13e siècle, serait la porte intérieure à l’ouest. La tour-clocher-porche devant cette porte, malgré son style atypique, avec sa toiture d’ardoises, à quatre pans et brisis multiples qui serait d’inspiration scandinave, serait contemporaine de la nef aux grandes arcades portées par des piliers alternativement circulaires et hexagonaux qui eux, sont caractéristiques de l’architecture de la fin du XVe siècle. Le linteau de la porte du collatéral nord et le deuxième pilier nord de la nef portent la date 1642. En 1743, on modifie le fronton de la tour-porche pour le mettre au goût du jour et de 1829 à 1852, on construit les bras du transept et la sacristie sud.

Dans la nuit du 26 juillet 1917, un incendie d’origine probablement accidentelle s’est déclaré dans l’église. Les dégâts sont dramatiques : plus de toiture, de charpente, de voûte de bois, de retable , d’autel, de statues, de vitraux, de mobilier. Seuls, la tour-porche et le clocher sont intacts.



De 1924 à 1927, il y eut la reconstruction totale du chœur et des sacristies et le couvrement de l’église en fausse voûte de briques creuses. Les vitraux viendront un peu plus tard. L’ossuaire , situé sous le clocher, du côté sud, est aujourd’hui muré tandis que le cimetière, situé autrefois autour de l’église, a été déplacé. Fernand Cadoret rapporte dans ses souvenirs de jeunesse que le long du bord extérieur de l’ossuaire, une rangée de crânes s’alignait dans leurs petits édicules de bois et l’aspect en était si horrible, avec leurs bouches édentées et leurs orbites vides qu’il se retournait la tête en passant.



Dans le bras sud du transept se trouve un couple de gisants-debout représentant Bertrand de Trogoff et Peronnelle de Bouteville. Les Bouteville furent seigneurs du Faouët du XIVe au XVIe siècle.

La chapelle Sainte-Barbe est un joyau agrippé à sa paroi, comme inébranlable devant les siècles comme fut Sainte Barbe en face de son Père. En effet la chapelle se loge dans le flanc de la falaise Roc’h ar marc’h bran, au pied d’un plateau à 178 mètres d’altitude. Roc’h ar marc’h bran signifiant le « roc du corbeau », ceci peut faire référence à la mythologie celtique laissant supposer qu’un culte préchrétien y était pratiqué (sans doute en lien avec la fontaine de dévotion située 60 m en contrebas). Ceci en fait un site d’une grande beauté, en surplomb de la rivière Ellé (100 mètres plus bas). Elle fut construite entre 1489 à 1512. Selon la légende locale, le seigneur de Locmalo, Jean de Toulbodou , qui, pris dans un violent orage à cet endroit, promit d’édifier une chapelle à sainte Barbe s’il échappait à la foudre, à l’endroit où s’arrêterait un énorme bloc qui dégringolait vers lui.
Le lendemain Toulbodou achète le terrain au baron du Faouët, Jehan de Bouteville , et fait entreprendre sa construction à partir du 6 juillet 1489. (construction probablement largement encouragée par les seigneurs du Faouet, les Du Fresnay très actifs dans la paroisse) Cela pouvait favoriser les dons des fidèles lors du pardon de sainte Barbe et des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, la construction ultérieure de l’escalier monumental par Sébastien Le Meur en 1700, facilite les processions et les pèlerinages.


Avant la révolution, la chapelle Sainte-Barbe du Faouët était la cinquième de l’évêché de Cornouaille pour le montant de ses revenus (constitués essentiellement par les offrandes des pèlerins) donc logiquement le cinquième pèlerinage le plus fréquenté de l’évêché. Il attirait plusieurs milliers de personnes. (15,000 pèlerins en 1874 ; 20,000 en 1889, année où l’on célébrait le 4ème centenaire de la construction de la chapelle.…)


Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques dès 1906 . la chapelle est précédée sur le plateau en surplomb, d’une maison de garde (du 17e siècle) historiquement pavillon de chasse, occupée par les gardiens depuis 1910. À proximité se trouve un campanile qui abrite la cloche de 440 kg fondue en 1808 qui, selon la légende locale, fait fuir la foudre. Traditionnellement, chaque pèlerin la fait sonner en arrivant afin de s’attirer les bénédictions du ciel et de nombreux visiteurs s’amusent également à la faire sonner…

A l’est, une passerelle soutenue par un arc en plein-cintre, donne accès à l’oratoire Saint-Michel, chapelle en granite construite sur un éperon rocheux, lieu probable d’un sanctuaire paléochrétien(cette chapelle fut l’objet du rite du jeu des anneaux : les pénitents ou les garçons du pays voulant montrer leur agilité devant les autres … font le tour en se cramponnant mains dans les anneaux de fer scellés dans le roc autour de cet oratoire…)














L’abside , formée de trois pans, comporte le chœur liturgique limité , orienté nord-est, cintrée et fermé par une grille de communion en fer forgé réalisée au XVIIIe siècle munie d’un portillon central. Elle est décorée de rouleaux à noyaux avec pistils à graines et d’entrelacs de C et de S à volutes. Sous l’autel est visible le gisant de sainte Barbe.












La chapelle est flanquée d’un clocher réduit à une simple tourelle dont la façade sud est notamment percée de trois meurtrières, par où on aperçoit la statue de la sainte, rappel de la tour où la sainte fut emprisonnée par son père au 3e siècle.
Elle possède des vitraux exceptionnels
Cet ensemble a fait l’objet de restaurations en 1869 et de 1913 à 1916
200m en contrebas, Près des rives de l’Ellé, la fontaine construite en 1708 ne se tarit jamais. La tradition locale lui attribue les pouvoirs de protection contre le feu et la foudre mais elle a aussi le pouvoir d’allumer les feux…de l’amour. C’est ici que les jeunes femmes célibataires désireuses de se marier dans l’année consultaient Sainte-Barbe. Après quelques prières secrètes, les jeunes femmes jetaient une tête d’épingle ronde dans la fontaine. Si la tête d’épingle tombait dans une fente au milieu de la fontaine, et qu’elle disparaissait dans les profondeurs, alors elles se marieraient dans l’année !



La chapelle Saint Fiacre:
localisation : l 48,0141 / L -3,4868


Concernant les objets conservés, la chapelle est surtout célèbre pour son exceptionnel jubé en bois polychrome réalisé de 1480 à 1492 commencée sous François II, dut se poursuivre au début du règne de sa fille Anne duchesse de Bretagne et reine de France en 1491 ; les maîtres d’oeuvre sont inconnus : leurs armoiries qui figuraient sur la tribune, à l’est, ont été martelées à l’époque révolutionnaire ; le sculpteur Olivier le Loergan, originaire du Merzer (Côtes-d’Armor) figure sur une liste d’anoblis de 1469. Le côté de la nef illustre des scènes de la tentation d’Adam et Ève, de l’Annonciation de Marie, et de la passion du Christ. Le côté chœur représente certains péchés capitaux et vices, avec le vol (de fruit dans un arbre), l’ivresse (un homme vomissant un renard), la luxure (un homme et une femme), la paresse (un musicien breton…). Ce jubé est classé au titre des monuments historiques par la liste de 1862. (quelques explications sur les vitraux et le jubé)

Une douzaine d’autres objets remarquables sont présents et protégés au titre objet des monuments historiques.
















La chapelle a été construite avec le concours du seigneur de Coatquenven, dont le manoir était situé à moins de 800 mètres, sur une de ses propres terres au village du Drezers. Les armes des Le Provost, seigneurs de Coatquenven : d’argent à cinq fusées de gueule mises en fasce, chargées d’une bande d’azur, se trouvaient jadis sur les trois vitraux du chevet et sur ceux du transept ; on les voyaient également à l’extérieur, au pignon du midi, proche d’un cadran solaire, et au-dessus de la porte d’entrée. Aujourd’hui on les voit seulement sur la vitre centrale du chevet . (Sablières, inscriptions et pardon de la chapelle Saint-Sébastien)
La chapelle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 28 décembre 1934.





La chapelle Saint Adrien :
localisation : l 48,0356 / L -3,5255
cachée au fond du village de lambelleguic, elle est probablement première moitié du XVIe siècle, en forme d’un simple rectangle et surmontée d’un clocheton.





La chapelle Saint-Jean :
localisation : l 48,0656 / L -3,5116


l’ancien couvent des Ursulines du Faouët (localisation) : fondé en 1658, par le baron du Faouet, Sébastien du Fresnay, seigneur de Coetcodu et son épouse, Anne Petau d’Immancheville accueille depuis 1987 le musée de peinture : le musée du Faouët riche de centaines d’oeuvres et . les sœurs ont été expulsées lors de la révolution.


Il y avait autrefois la chapelle de l’Ilot de la congrégation, il n’en reste plus que le pignon…

