Nichée au creux des Montagnes Noires, là où l’ Ellé et l’ Inam dessinent les contours d’un pays profond, Le Faouët respire une Bretagne intime, faite de pierres anciennes, de ruelles tortueuses et de récits qui, de génération en génération, n’ont jamais cessé de vivre.
Histoire du Faouët et de ses environs
1ère Partie : Des origines à la fin de l’Ancien Régime
Le Faouët
Ce petit bourg, perché entre deux vallées, est bien plus qu’un point sur une carte : c’est un carrefour de temps, un lieu où les siècles se sont accumulés, superposés, mêlés, laissant une empreinte indélébile dans le sol, les noms de lieux et les mémoires.
Il y a très longtemps, le Faouët était au bord de la Mer...
Presque ce que l’on nous prédit si tous les glaciers fondent.
Quelques centaines de milliers d’années plus tard, les humains apparaissent...
Tout commence bien avant l’écriture, à l’aube de l’humanité. Sur ces terres armoricaines, Homo erectus façonnait déjà en Bretagne, il y a près de 600 000 ans, des outils de quartzite brut par exemple à Saint-Malo-de-Phily (Ille-et-Vilaine). Des bifaces de cette période acheuléenne sont également présents le long des côtes, comme à Tréguennec, L'Hôpital-Camfrout, ou Pléneuf
À Menez Dregan, dans le Finistère voisin, les traces de feu domestique les plus anciennes d’Europe occidentale témoignent d’une présence humaine continue depuis 465 000 ans. Ce site témoigne d’une occupation par des Néandertaliens à l’extrême ouest de l’Europe.
Durant les longs âges du Paléolithique, les chasseurs nomades arpentaient nos forêts et steppes en mutation, car les températures moyennes sur cette longue période pouvaient osciller de 4°C en dessous à 2°C au-dessus de la température actuelle, entraînant des variations considérables du niveau de la mer. (60 m plus bas)
Le Mésolithique et le Néolithique
Mésolithique, entre 7000 et 5000 avant J.-C., les premiers habitants s'adaptent à un climat plus doux. Le littoral devient une ressource précieuse avec les produits de la mer pour alimentation principale, tandis que le cerf, le sanglier et le chevreuil chassés plus facilement avec la substitution de la lance par l'arc et aidés par le chien domestiqué étaient majoritaires dans « notre intérieur », avec ses rivières comme l'Ellé qui est aussi un source d'aliments en plus d'être un couloir de vie.
Téviec et Hœdic, les morts sont inhumés avec soin, entourés de ramures de cerf, dans une relation sacrée avec la nature.
Puis vient le grand bouleversement : le Néolithique, Vers 5000 avant J.-C., l'agriculture s'installe. Des analyses polliniques ont montré la présence de céréales dans les tourbières littorales proches de sites d'habitats du Finistère (Plouescat, Plouguerneau) ou de régions ayant livré des dépôts de l'Âge du Bronze (Dol-de-Bretagne, Ille-et-Vilaine)...
Les forêts reculent, les champs apparaissent. Et avec eux, une révolution : le mégalithisme.
L'essor du Mégalithisme en Armorique
En Armorique, s'élèvent des menhirs , des dolmens, des cairns : gigantesque cairn de Barnenez (avec onze tombes à couloirs datant de 5000 ans avant J.-C, bien avant les pyramides d’Egypte), Petit-Mont, Gavrinis, Carnac . Ces monuments colossaux, œuvres d'une société complexe et prospère, dominent le paysage.
Les vestiges néolithiques aux environs du Faouët
Sur la commune du Faouët, peu de vestiges subsistent, mais à quelques kilomètres, on trouve les allées couvertes de Botquenven en Priziac à 3km, de Kerviniou en Guiscriff ou de Minguionnet en Gourin (longueur de 11,45 m), le menhir de Kerlivio en Berné ou celui de Bodero (3,40 mètres de haut), dressé à un carrefour de voies anciennes, sans doute très fréquentées en raison de la proximité d'un ancien gué sur la rivière de Langonnet.
Carte des découvertes archéologiques de l’âge de fer jusqu’à la période romaine dans les 25 km autour du Faouët, cliquer sur un des icônes pour en savoir plus
2ème Partie : De l'Âge du Bronze à la Période Gallo-Romaine
Les derniers vestiges néolithiques et l'Âge du Bronze
L'allée couverte de Botquenven (Priziac), longue de 8 m avec 5 piliers dont l’un présente 20 cupules, se situe juste à proximité d’un tumulus et de 2 stèles gauloises où l'on a retrouvé des preuves d’une occupation romaine.
Le tumulus de Priziac a livré une meule en granite brisée en deux, datant de l’Âge du Bronze. Le site de Cosquerric à Priziac, daté de 2470 avant J.-C. (rasé en 1973), recouvrait une tombe en moellons sous une dalle de granite. Le mobilier en bronze partiellement récupéré comprend les débris d’une grande épée à soie plate, une hallebarde, trois haches à légers rebords et probablement quatre poignards triangulaires, constituant un ensemble caractéristique de la première série des Tumulus armoricains.
Tout cela rappelle que notre région n’était pas en marge, mais bien au cœur de ce monde néolithique. Et à Leuhan, à trente kilomètres, la pierre gravée de Saint-Bélec, découverte en 1900, pourrait bien être la plus ancienne carte d'Europe, une représentation du territoire datant de 4000 ans avant notre ère.
L'Âge du Bronze et les échanges lointains
Un dépôt exceptionnel de plus de 250 haches à douilles de bronze (VIIIe–VIIe av. J.-C.), découvert à Pouldero Bihan en Langonnet, signale la parenté culturelle de la région avec les sociétés armoricaines de l’âge du Bronze final. De nombreux fours de tuiliers y sont aussi présents dès l’époque de la Tène .
Comme on peut le voir sur la carte des stèles, les rivières sont un élément majeur d’exploration, à l'image de l’Ellé qui explique la densité de ces stèles dans notre secteur.
L’Âge du Fer et les Peuples Gaulois
L'Âge du Fer (800-100 avant J.-C.) voit l'essor des peuples gaulois marqué déjà par l'influence de la civilisation celtique vers 500 avant J.-C. C’est une période de développement des civitates gauloises et d’échanges commerciaux intenses.
Vers la fin de l’âge du Fer (La Tène, 450-57 av. J.-C.), l’Armorique occidentale est constituée d’un ensemble de peuples à vocation maritime. La région du Faouët se trouve à la frontière entre :
• les Vénètes et la région du Faouët se trouve à la frontière entre ce peuple , puissants marins à l'est avec le chef lieu Darioritum, (actuelle Vannes), ils maîtrisent le commerce maritime avec l’actuelle Grande-Bretagne.
• les Osismes, à l'ouest. avec Vorgium (actuelle Carhaix) comme chef-lieu .
L’Ellé devient une limite naturelle, souvent disputée.
les sites d'habitat groupé, tels que les oppida, sont caractéristiques de cette période. À moins de 15 km du Faouët, le "Château" à Paule fut occupée par les Osismes du VIe au Ier siècle av. J.-C., il occupe une surface de 30 hectares, ce qui l’assimile à un oppidum. Peu après la guerre des Gaules, le site est abandonné au profit de Vorgium (Carhaix-Plouguer) et les bâtiments tombent en ruines.
Des ateliers de production de fer et des mines sont connus en Haute-Bretagne, il y en avait certainement dans notre région. Un trésor de 545 pièces en électrum (alliage or-argent, 58 statères et de 487 quarts de statères) frappées par les Osismes vers 75-50 avant J.-C. a été découvert à Rosquelfen en Laniscat (Côtes-d'Armor). Il s'agit du plus important dépôt monétaire jamais découvert en Armorique celtique, prouvant l'existence d’une économie monétaire à la fin de la période.
La Période Gallo-Romaine
La défaite des Vénètes lors d’un combat naval contre les Romains en 56 av Jc, marquant la fin de l’indépendance gauloise n’a pas du fortement affecter la région du Faouët, du fait de sa situation à l’extrême ouest de l’Empire romain, au centre des terres. Néanmoins, pendant la Période Gallo-Romaine (env. 40 av. J.-C. – Vème siècle ap. J.-C.), les Romains établirent leur administration en reprenant les divisions territoriales des tribus gauloises.
La région a été progressivement romanisée, s'épanouissant jusqu'au IIIe siècle ap. J.-C.. Des voies romaines croisent au Faouët : l'une dépendante Carhaix à Quimperlé, l'autre Carhaix à Hennebont, là où s'élève aujourd'hui le parc du chateau.
C'est précisément à cet emplacement stratégique qu'un vicus — (agglomération secondaire qui regroupait artisans, commerçants et agriculteurs, et qui était un élément central de l'organisation territoriale romaine.)— s'est développé. Des fouilles archéologiques ont révélé un réseau de fossés datant du Haut-Empire, preuve d'une occupation durable, peut-être jusqu'à l'époque carolingienne (fin du XIVe siècle. ) et est certainement à l’origine de la construction du château (situé à la place de l’actuel cinéma) pour contrôler cet important carrefour..
À Langonnet, une inscription du IIe siècle ap. J.-C. au pied du calvaire confirme cette présence également. Des villas gauloises, comme à Guiscriff ou Priziac, se transforment en exploitations agricoles romaines. Le paysage se structure, les itinéraires s'imposent.
Ces voies romaines continuèrent d’être fréquentées, par exemple, la voie Rennes-Carhaix l’était jusqu’à la fin du XIVe siècle.
Autres découvertes archéologiques sur le secteur
Le village de Pont Calleck (Berné)
Dans la forêt de Pont Calleck, on a retrouvé en 1973 une ferme rectangulaire, à foyer central avec, à l’ouest, un petit édifice comprenant une meule. Ce bâtiment est daté de la première moitié du Ier siècle de notre ère, d’après les céramiques retrouvées, comme de la sigillée. Des fouilles ultérieures (notamment entre 2005 & 2007) ont permis de reconnaitre une occupation humaine sur une surface de 17 hectares avec plus de 25 maisons, initié dès l’âge du fer , occupé sans interruption du 1er au 13e siècle, puis au 18e (construction du four à pain) et 19e (forges), on peut noter que l’on ne trouve ni chapelle, ni cimetière, on suppose un ratachement à la chapelle de St Albaud proche pour le culte...
Le Camp de castel César (Zinzec)
Ce camp de 300 mètres de circonférence, dont le gros-œuvre de la villa gallo-romaine reste visible sur le terrain et par image aérienne, montre une levée et un fossé en terre. Le site a malheureusement fait l’objet de destructions en 1966.
Inventaire archéologique : La commune de Meslan
De nombreux sites et enclos ont été recensés sur la commune de Meslan, témoignant d'une occupation dense et continue :
- Ker-Anna : stèle de l’âge du Fer à base quadrangulaire.
- Penvern : Petite stèle sphérique de l’âge du Fer portant quatre cupules sommitales.
- Saint-Yzaouen-d’en-Haut : stèle de l’âge du Fer (0,51 m) portant trois cupules sommitales.
- Meléné : un enclos trapézoïdal, à tendance curviligne, à talus avec fossé linéaire, avec traces d’occupation à l’époque romaine il a livré des tegulae et de la céramique commune.
- Ouennec : à 300 m du passage supposé de la voie antique de Hennebont à Carhaix, est signalé un site antique important, matérialisé par deux gisements qui ont livré de nombreuses tegulae , des imbrices, des briques, des moellons, de la sygillée, beaucoup de céramique commune, des coquillages et des scories de fer.
- Aux Bugnes : Grand enclos rectangulaire (120 x 80 m).
- Au Garvic : a été partiellement reconnu un enclos à fossé paracurviligne, mesurant 70 x 60 m pour la portion visible; elle sera partiellement recouverte dans l’année 1993 par le remblai de la D 769 dans son contournement du bourg de Meslan.
- Guernebrest : Portions de 2 enclos à fossés paracurvilignes.
- Kerandouarn : un enclos en forme de D est ouvert au sud. Des fossés concentriques lui sont associés sur le flanc est.
- Kerbourg : Enclos subrectangulaire (45 x 60 m).
- Kerforner :un grand enclos ovalaire à partition interne comporte sans doute une entrée au sud.
- Kervelen : un enclos subcarré a été partiellement reconnu avec des Silex taillés découverts dans un champ bordant l’Ellé. un perçoir, un racloir, un burin, des nuclei et éclats..
- Moulin-Bégasse : Enclos trapézoïdal régulier à côté curviligne.
- Resclen : Petit enclos circulaire (diam. 30 m) associé à des fossés.
- Kervran : Retranchement médiéval surplombant l’Ellé. Grossièrement rectangulaire (55 x 40 m), avec terre-plein central (25 x 20 m), et butte surélevée de 3 m qui pourrait être une ancienne motte ceinturée d’un talus et d’un fossé.
Inventaire archéologique : Le Faouët
Les enquêtes archéologiques ont recensé 16 indices de sites dans un rayon de 2 km autour du Faouët, dont la moitié concerne les périodes protohistoriques.
- Keranval / Pen-Feld : Au village de Keranval, à Pen-Feld on découvrit dans un talus, en juin 1909, un ensemble de 14 haches à douilles armoricaines de type standard (2000 ans av JC). Peut-être est-ce de ce dépôt que provenait la hache autrefois conservée au musée de Lorient.
- Cosquéric : stèle de l’âge du Fer au milieu du village, sommet portant une profonde cannelure.
- Lambelleguic (Chapelle Saint-Adrien) : Deux stèles de l’âge du Fer proviennent de l’ancien cimetière de la chapelle Saint-Adrien, à 200 m du village de Lambelleguic : a) stèle de section quadrangulaire à la base (haut. visible : 0,95 m) ; b) stèle basse, ovale, découverte enfouie dans l’enclos de la chapelle (haut. visible : 0,50 m) des ves- tiges gallo-romains, non décrits
- Saint-Fiacre : un souterrain de l’âge du Fer, composé de quatre chambres en enfilade (chacune circulaire de 2 m de diamètre et de 1,60 m de haut communiquant entre elles).
- Saint-Jean : une stèle hémisphérique de l’âge du Fer est plantée à l’envers (haut. environ 1 m).
- La Villeneuve : il fut mis au jour avant 1957 un enfouissement monétaire mal connu, comprenant au moins une monnaie osisme indéterminée et une monnaie osisme en or allié, du type «à la tente».
- Kerdudou :dans un champ appelé «Er Vogheriou » (les murailles), des restes de briques et de poteries romaines.
- Rozenlaer / Parc er Villarec / Prat Pont Inam/Parc Kernou, la Villeneuve-Barrégan : Tumulus, occupations résidentielles.
- Cosquéric, Lambelleguic, Kernou : stèles funéraires de l’âge du Bronze et du Fer.
Lanvenegen
- Kerbrestou : L'enceinte en forme de « D » reconnue en 1990, a montré en 1991 un talus quadrangulaire élevé à l'intérieur du fossé. Curieusement, ce talus ne suit pas le fossé et laisse un espace non protégé à l'intérieur de l'enclos.
- Le Rhède : Retranchement médiéval connu de longue date. Il mesure 75 m de diamètre extérieur et est constitué d'un terre-plein central de 30 m, circonscrit par un talus qui le domine de 5 m environ, celui-ci est lui-même protégé de l’extérieur par un fossé dont le fond est actuellement à 7 m sous le sommet du talus intérieur. Le talus de défense et le fossé extérieur ont été partiellement détruits par l’aménagement d’une route départementale et d’un chemin de terre
- Tombe de Quilliou (âge du bronze) avec 6 dalles posées sur chant : 4 pour les parois Est et Ouest et une à chaque extrémité et dalle de couverture de 2,15 m sur 0,90 m avec une épaisseur de 0,20 m..
Langonnet
- Pouldéro / Cospérec-Vras : Dépôt de 254 haches à douille armoricaines (majoritairement « type Tréhou ») mis au jour en 1976, disposées en position rayonnante en pleine terre, sans doute en huit couches de 32 pièces.
- Bourg de Langonnet : Une stèle de l'âge du Fer de forme quadrangulaire, haute de 1,5 m, se dressait dans le cimetière de l'église paroissiale. Elle en a disparu.
- Cospérec-Vihan : Stèle basse hémisphérique de l'âge du Fer (haut. visible : 0,52 m) provenant d'une ancienne bâtisse.
- Kercastellou : Promontoire barré d'environ 1 ha, dominant une boucle de l'Ellé sur une hauteur de granulite, fermé par un rempart unique précédé d'un fossé.
- Kerscréhen : Stèle de l'âge du Fer (hauteur conservée : 1,56 m) découverte à 150 m au sud-ouest du village. Deux meules rotatives ont été exhumées non loin de là.
- Botven : Deux enceintes contiguës aux talus faits de terre et de moellons non appareillés (0,8 ha), ayant livré des fragments de tegulae et de céramique grise gallo-romaine.
- Kervruc : four à tuiles mis au jour en bordure d'un chemin creux, long de 2,20 m, large de 0,75 m, compartimenté par des parois de briques, la partie supérieure de cette structure étant recouverte de tegulae et de briques. Des éléments d’argile cuite déformés par la chaleur montrent qu’il s’agit bien d ‘une installation artisanale .
Entre Guernégal-Castel et Lost-er-Hoat, des « ruines romaines considérables » s'étendent sur près de 7 ha. La présence en surface de très abondants surcuits de tegulae , de briques et de carreaux de pilettes y indique très vraisemblablement la présence d'un ou de plusieurs ateliers de tuiliers.
À Minez-Bloch, Halna du Fretay et A. Leroux visitèrent, à quelques années d’intervalle, les ruines d’une grande «villa», entourée de très forts talus de terre et de pierres sur près d’l ha. Cet établissement aurait comporté un bâtiment d’habitation, mesurant 20 x 12 m et comportant six pièces, ainsi que plusieurs autres édifices dispersés dans la cour, toutes ces structures étant bâties en petit appareil maçonné. On y aurait trouvé des colonnes de granite de 0,25 m de diamètre, de grandes dalles de 1,90 m de longueur, 0, 70 m de largeur et 0,25 m d’épaisseur, de grandes pierres moulurées, de la sigillée ornée, des bois de cerf, deux pierres à aiguiser en diorite .
À Locmaria/La Chapelle-Neuve, des pierres de petit appareil et des fragments de tegulae se voient sous l’édifice et dans son enclos.
À Stang-Yan, sur les bords de l’Ellé, près de l’ancien monastère de Notre- Dame de Langonnet, fut fouillée une villa aux murs décorés d’enduits peints, qui livra une monnaie de Trajan, de la sigillée et un objet en fer. .
À la Trinité-Langonnet, des substructions importantes - avec hypocauste - se voient dans le jardin du presbytère, et il est probable que c’est là que fut découverte la plaque d’ardoise décorée de quatre peltes conservée au Musée départemental breton à Quimper.
À Kerroch, Importantes quantités de tegulae sur une zone de 100 x 60 m environ, et selon l’exploitant agri- cole, sur une profondeur de 40 cm. Des ratés de cuisson indiquent qu’il s’agit ici d’un dépotoir de tuilerie..
Des fragments de tegulae sont signalés à Kergaradec, Kernal, Kervruc et à Grand-Borin
Priziac
- Botquenven : un diagnostic archéologique accompagnant une rectification de la R.D. 132, a mis en évidence les vestiges d’une occupation protohistorique, non loin du lieu de découverte d’une stèle gauloise basse, de type hémisphérique (haut. 0 ,58 m), une autre stèle à base rectangulaire (haut. 0 ,64 m) se trouvant dans un jardin du village. Ces vestiges comportent deux enclos : le premier, circulaire et d’une dizaine de mètres de diamètre, est bien daté du V siècle av. J.-C. et pourrait avoir eu une fonction funéraire , liée à la présence de la stèle. Le second, de forme hémisphérique, est délimité par de petites tranchées palissadées comportant un portail au sud et sans doute intégré dans un ensemble plus vaste. Cet enclos abritait un petit bâtiment sur poteaux porteurs et une fosse oblongue, délimitée en surface par des blocs de pierre (sépulture ?)
- Kerhas : une stèle basse hémisphérique de l’âge du Fer (haut. visible : 0 ,38 m) se voit au centre du village. Son sommet est orné d’une cupule
- Kerhéro : une stèle hémisphérique de l’âge du Fer (haut. visible : 0,62 m) porte neuf cupules sommitales. Elle provient d’un champ situé à 200 m au sud du village
- la Roche Piriou : Important retranchement médiéval occupant le sommet d’un éperon rocheux au confluent de l’Ellé et de l’Aër. Dégradé par les travaux du Chemin de Fer Départemental au début du siècle, il est à nouveau dégradé par l’extension de la minoterie voisine, nous en reparlerons.
- Kerjean : Stèle basse hémisphérique portant, sur l'une de ses faces, un grand nombre de cupules groupées par trois.
- Quilvien : Fragments de tegulae , de sygillée et de céramique commune près de la chapelle ruinée de Goh-Ilis.
- Poulloren : Petit enclos subtrapézoïdal (45 x 30 m environ).
- Poulran : Petite enceinte à fossé quadrangulaire près de la Chapelle de Poulran, peut-être à fonction funéraire.
- Tortu : Grand enclos constitué de segments curvilignes (diam. 110 m env.) sur un plateau.
- Bourg de Priziac : Une stèle de l'âge du Fer en forme de tronc de cône (haute de 3 m, et avait 0 ,50 m de diamètre à la base, 0,40 m au sommet. ) se trouvait dans le cimetière. Elle a été détruite à la fin du XIXe siècle.
- Lichouët : Petit bloc de pierre (haut. 18 cm) au pied d'un mur, possiblement une stèle de l'âge du Fer.
- École Saint-Michel : Stèle hémisphérique de l'âge du Fer (haut. visible : 48 cm).
Guiscriff
Sur Guiscriff, plusieurs hameaux et sites ont fourni des éclats lithiques, céramiques et vestiges d'outillage, signalant une activité soutenue pendant l'Âge du Bronze et du Fer, par exemple, le tumulus de l’Hermitage (Âge du Bronze).
Cela montre la forte présence humaine dans notre région, des époques du Bronze jusqu'à l'époque romaine et au-delà, structurant durablement le paysage.
